La maladie d’Alzheimer
Comprendre Alzheimer
pour mieux agir
Derrière chaque diagnostic se cachent une histoire, une famille et un combat.
La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative complexe, progressive et encore incurable.
Mieux la comprendre, c’est mieux accompagner les personnes malades, soutenir les aidants et faire progresser la recherche.
Définition, symptômes
et mécanismes
La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative, c’est-à-dire une maladie du cerveau qui évolue progressivement. Elle est notamment marquée par deux types d’atteintes :
- des amas de protéines tau anormales à l’intérieur des neurones, qui perturbent leur fonctionnement, appelées dégénérescences neurofibrillaires ;
- des dépôts de protéines amyloïdes entre les neurones, appelés les plaques amyloïdes.
Avec la progression de ces lésions dans le cerveau, la maladie entraîne progressivement une détérioration des fonctions cognitives, en particulier de la mémoire, du langage et des capacités à accomplir les gestes du quotidien.
Elle s’accompagne souvent de modifications du comportement, de l’humeur et de la personnalité, impactant profondément la vie des personnes malades et de leurs proches.
Les symptômes les plus fréquents :
- Troubles de la mémoire récente
- Difficultés d’expression et de compréhension
- Désorientation dans le temps et l’espace
- Troubles des capacités de reconnaissance visuelle
- Troubles de l’attention et du raisonnement
- Changements d’humeur ou de comportement
de personnes vivent avec la maladie d’Alzheimer en France
nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année
de personnes dans le monde vivent avec une démence – dont 60 à 70% avec une maladie d’Alzheimer
Ce chiffre pourrait doubler
d’ici 2050
Bien que la maladie d’Alzheimer apparaisse généralement après 65 ans, les formes dites « précoces » concernent 2 à 4 % des malades et surviennent chez des adultes encore jeunes.
Les femmes sont plus durement touchées que les hommes. Elles représentent environ deux tiers des patients. Cette disparité s’explique par une espérance de vie plus longue, mais aussi par des facteurs biologiques et hormonaux spécifiques actuellement à l’étude.
Une maladie aux mécanismes multiples
Les causes exactes de la maladie d’Alzheimer restent encore partiellement comprises.
Les recherches ont toutefois identifié plusieurs mécanismes biologiques majeurs :
- accumulation anormale de protéines amyloïde-β et Tau dans le cerveau,
- inflammation chronique du tissu cérébral,
- stress oxydatif,
- facteurs génétiques et environnementaux.
Facteurs de risque identifiés :
- Antécédents familiaux
- Faible niveau d’étude
- Facteurs cardiovasculaires (cholestérol, diabète, hypertension, obésité etc)
- L’inactivité physique
- Dépression
- Tabac, alcool (consommation excessive)
- Alimentation déséquilibrée
- Pollution
- Isolement social
- Perte d’audition et perte visuelle
Les grandes pistes scientifiques actuelles
La recherche contre la maladie d’Alzheimer explore plusieurs axes complémentaires :
— Hypothèses amyloïde et Tau : développement de traitements visant à réduire les dépôts protéiques ou à ralentir leur propagation.
— Immunothérapies ou vaccins thérapeutiques : essais d’anticorps monoclonaux.
— Diagnostic précoce : recours à l’imagerie cérébrale, aux biomarqueurs sanguins et aux outils numériques pour détecter la maladie avant l’apparition des symptômes.
— Prévention : à travers l’étude de l’impact de l’activité physique, de l’alimentation et du lien social par exemple.
Ces axes de recherche sont directement soutenus par la Fondation Philippe Chatrier.
Accompagner les personnes malades et leurs proches
Même en l’absence de traitement curatif, une prise en charge adaptée permet d’améliorer significativement la qualité de vie :
- Suivi médical spécialisé,
- Accompagnement psychologique,
- Stimulation cognitive,
- Soutien aux aidants,
- Dispositifs de répit.
La Fondation encourage la diffusion d’informations fiables et d’outils pratiques pour aider les familles à faire face à la maladie.
FAQ
Vos questions essentielles
Quels signes doivent alerter ?
Des oublis répétés, une confusion inhabituelle, des difficultés à s’exprimer, à lire ou parfois « à bien voir », des changements de comportement.
Comment poser un diagnostic ?
Le diagnostic est établi par des neurologues, des gériatres ou au sein d’un centre de la mémoire. Il repose sur une approche multidisciplinaire combinant plusieurs étapes clés :
- Évaluation clinique et neuropsychologique : Elle s’appuie sur des entretiens approfondis et des tests cognitifs (mémoire, langage, attention). Des questionnaires destinés à l’accompagnant sont également essentiels pour évaluer le retentissement des troubles sur la vie quotidienne.
- Imagerie cérébrale : L’IRM est systématique pour observer une éventuelle atrophie (notamment au niveau des hippocampes) et exclure d’autres causes (vasculaires, tumeurs).
- Biologie et biomarqueurs : Des analyses permettent de détecter les protéines caractéristiques de la maladie (Tau et Amyloïde). Celles-ci sont recherchées soit par une ponction lombaire (liquide céphalorachidien), soit de plus en plus via des tests sanguins innovants.
- Examens complémentaires : Un bilan sanguin standard écarte les causes réversibles (carences, thyroïde), tandis qu’un TEP Scan (imagerie fonctionnelle) peut être réalisé en cas de doute diagnostique persistant.
L’essentiel : Un diagnostic précoce et précis est la clé pour une prise en charge adaptée, particulièrement pour les patients jeunes dont les enjeux professionnels et familiaux sont spécifiques.
Existe-t-il un traitement ?
Il n’existe pas encore de traitement curatif, mais certains médicaments ralentissent l’évolution et améliorent les symptômes.
Quels soutiens existent pour les aidants ?
Associations spécialisées, plateformes de répit, dispositifs d’accompagnement et formations dédiées.
La Fondation encourage la diffusion d’informations fiables et d’outils pratiques pour aider les familles à faire face à la maladie.
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