bourses et lauréats

Soutenir les talents qui font
avancer la recherche

femme scientifique regarde un microscope

Parce que la recherche repose avant tout sur des femmes et des hommes engagés, la Fondation Philippe Chatrier place le soutien aux chercheurs au cœur de son action.

À travers ses bourses et prix scientifiques, elle accompagne des parcours d’excellence et encourage l’émergence de nouvelles générations de chercheurs spécialisés dans la maladie d’Alzheimer.

Les bourses & lauréats

Un soutien décisif aux jeunes chercheurs

La Fondation Philippe Chatrier attribue des bourses post‑doctorales destinées à soutenir des chercheurs dans une phase déterminante de leur carrière.

50000

Une bourse post-doctorale d’un montant de  50 000 €, destinée à soutenir un projet de recherche innovant 

6000

Un prix “Jeune Chercheur” doté de 6 000 €, récompensant l’excellence scientifique et l’engagement d’un jeune chercheur.

+ 30

lauréats distingués à ce jour

Un appel à projets encadré et transparent

Les candidatures sont évaluées selon des critères scientifiques exigeants :


Les dossiers sont examinés par un Comité scientifique indépendant, puis validés par les instances de gouvernance de la Fondation.

Les lauréats

Des parcours inspirants

Chaque année, la Fondation Philippe Chatrier distingue des chercheurs dont les travaux contribuent de manière significative à la compréhension et à la prise en charge de la maladie d’Alzheimer.

Cette page met en lumière :

  • les portraits des lauréats ;
  • leurs parcours académiques ;
  • les projets de recherche soutenus ;
  • les avancées permises grâce aux bourses attribuées.

Des interviews et témoignages viennent illustrer l’impact concret de ces soutiens.

Quentin Le Grand

Quentin Le Grand est chercheur en épidémiologie génomique des maladies neurovasculaires et neurodégénératives.

Il est titulaire d’un doctorat de Santé Publique option Epidémiologie de l’université de Bordeaux (2022). Pendant sa thèse réalisée auprès de la Pr. Stéphanie Debette au sein du centre de recherche Bordeaux Population Health Inserm U1219, il a cherché à comprendre, par le biais d’analyses génomiques, les mécanismes biologiques impliqués dans le fonctionnement du cerveau chez de jeunes adultes et leur possible évolution au cours de la vie, notamment vers des processus pathologiques impliqués dans les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les démences.

En 2022, il a bénéficié de la bourse de la Fondation Philippe Chatrier pour effectuer un post-doctorat d’un an au sein du centre de recherche Deutsches Zentrum für Neurodegenerative Erkrankungen (DZNE) à Bonn (Allemagne). L’objectif de son projet était d’explorer les déterminants moléculaires (génétiques, transcriptomiques et protéomiques) de marqueurs émergents en imagerie par résonance magnétique (IRM) de la maladie des petits vaisseaux cérébraux, le principal substrat pathologique de la contribution vasculaire à la démence, et d’étudier leur évolution au cours de la vie

Hélène Amiéva

Le titre de l’étude ayant reçu le soutien de la Fondation est : Évaluation médico-économique d’un modèle de prise en charge innovant pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et autres maladies apparentées – le « Village Landais Henri Emmanuelli ».

Hélène Amieva est neuropsychologue et Docteur en Neurosciences. Elle a débuté sa carrière comme chercheur au CNRS, où elle a exercé pendant dix ans avant de rejoindre l’Université de Bordeaux en tant que Professeur de Psychogérontologie.

Elle dirige aujourd’hui une équipe de recherche à l’INSERM au sein du Centre de Recherche Bordeaux Population Health, rassemblant épidémiologistes, gériatres, neurologues et psychologues autour de projets interdisciplinaires. Ses travaux portent sur les trajectoires cliniques des maladies neurodégénératives, les facteurs psycho-sociaux susceptibles d’en moduler leur évolution, ainsi que sur l’évaluation de stratégies innovantes d’accompagnement et de prise en charge.

Auteur ou co-auteur de plus de 250 articles scientifiques publiés dans des revues internationales, Hélène Amieva est une figure reconnue de la recherche sur le vieillissement cognitif et les enjeux de santé publique associés aux maladies neurodégénératives.

Catherine Marquer

 Prendre la photo qu’il y a sur le site ou une autre

Après un magistère de Chimie à l’Ecole Normale Supérieure (Paris, 2001-2004), j’ai réalisé une thèse en biologie moléculaire et cellulaire, à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris, 2004-2008). J’ai ensuite décidé de me focaliser sur l’étude de la maladie d’Alzheimer lors d’un premier post-doctorat à l’Institut du Cerveau (Paris, 2008-2012). Afin de compléter ma formation, je suis partie, grâce à la bourse post-doctorale de la Fondation Philippe Chatrier, réaliser un deuxième post-doctorat à l’Université Columbia à New York (2012-2016). J’ai ensuite ouvert mon propre laboratoire à l’université Columbia (2016-2022). Pendant cette période, ma recherche a porté sur le rôle de la voie endolysosomale dans la maladie d’Alzheimer (MA). En effet, les cellules du cerveau sont constituées de multiples compartiments intracellulaires, dont les endosomes et les lysosomes (d’où le terme endolysosomal). Certaines protéines et certains lipides régulent la fonction de ces compartiments, comme le recyclage ou la dégradation ; fonctions qui sont altérées dans la MA. Outre un axe de recherche fondamentale et un axe de recherche translationnelle, en collaboration avec des experts en génétique humaine et en cellules souches, un autre axe de ma recherche consistait à étudier les similarités entre des maladies neurodégénératives liées à l’âge comme la MA et des maladies neurodégénératives de l’enfant, qui sont le plus souvent génétiques (maladies lysosomiales, par exemple).

Depuis 2024, j’ai rejoint l’Agence Nationale de la Recherche (ANR, Paris) en tant que coordinatrice scientifique internationale des initiatives en Neurosciences. Dans ce cadre, je suis responsable de l’attribution et de l’administration des fonds publics français pour les initiatives européennes et transatlantiques, dont certaines sur les maladies neurodégénératives. En janvier 2026, nous avons lancé le partenariat européen Brain Health, co-financé par la Commission Européenne, une initiative regroupant plus d’une trentaine de pays unis autour d’un même objectif : faire progresser la recherche sur la santé du cerveau afin d’améliorer la qualité de vie des patients et de leurs aidants.

Arabella Bouzigues

Arabella est chercheuse postdoctorale à Montréal, au Centre de recherche Douglas, Université de McGill, soutenue par la Fondation Philippe Chatrier. Elle a effectué son doctorat à l’Institut du Cerveau de Paris, où elle a étudié de nouveaux biomarqueurs d’imagerie multimodale afin d’améliorer la détection précoce, le diagnostic différentiel et le suivi de la démence frontotemporale (DFT).

Depuis 2020, Arabella est également coordinatrice centrale principale de la Genetic FTD Initiative (GENFI), une étude de cohorte multicentrique portant sur la DFT génétique présymptomatique, basée à l’University College London. Elle est aussi membre élue du comité exécutif du groupe d’intérêt (PIA) « FTD and related disorders  » de l’Alzheimer’s Association ISTAART.

Ses travaux postdoctoraux portent sur l’identification de biomarqueurs digitaux de la parole et du langage, ainsi que de leurs corrélats neuronaux, dans la DFT et la maladie d’Alzheimer.

Léa Chauveau

Après avoir obtenu son doctorat au sein de l’équipe Neuropresage (Caen, France), Léa a rejoint l’Université de Lund sous la supervision du Dr Jacob Vogel, grâce à une bourse post-doctorale de la fondation. Spécialisée en neuroimagerie, ses recherches visent à élucider les mécanismes physiopathologiques précoces de la maladie d’Alzheimer, grâce à l’analyse computationnelle de données multimodales et longitudinales chez des individus encore cognitivement sains. Son projet actuel porte sur la cascade d’événements pathologiques à l’origine de la progression de la maladie, en particulier sur les interactions entre l’accumulation des protéines toxiques et l’activité fonctionnelle du cerveau dans leur déclenchement.

Vincent Planche

Vincent Planche est neurologue, responsable de la consultation mémoire du CHU de Bordeaux. Il est professeur de neurologie à l’Université de Bordeaux et chercheur à l’Institut des Maladies Neurodégénératives. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur la physiopathologie des maladies neurodégératives à expression cognitive ainsi que sur le développement de biomarqueurs pour mieux diagnostiquer ces pathologies. Il combine des approches précliniques sur des modèles animaux et des études cliniques chez des patients souffrants de maladies neurodégénératives.

Robin de Florès

Après une thèse réalisée à Caen sous la direction de Gaël Chételat, soutenue en 2016 et consacrée à l’étude des sous-champs hippocampiques dans la maladie d’Alzheimer (MA), j’ai effectué un postdoctorat de deux ans à l’Université de Pennsylvanie à Philadelphie grâce au soutien de la Fondation Philippe Chatrier. Cette expérience déterminante, dans un nouvel environnement de travail à l’intersection de l’analyse computationnelle d’images et de la neuroimagerie clinique dans la MA, m’a permis de tirer parti de méthodes de pointe ainsi que de données exceptionnellement rares, y compris en IRM ex vivo et en histopathologie. De retour à Caen en 2020, je développe aujourd’hui mes propres projets de recherche visant à mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans la maladie d’Alzheimer, et en particulier les processus de propagation des lésions cérébrales au cours du temps, en m’appuyant sur des approches innovantes de neuroimagerie par résonance magnétique. Enfin, j’ai eu le plaisir et l’honneur de recevoir le Prix médical 2025 de la Fondation Philippe Chatrier.

Elizabeth Kuhn

Elizabeth Kuhn est docteure en sciences de la vie et de la santé. Grâce au soutien de la Fondation Philippe Chatrier, elle a effectué un séjour de recherche postdoctoral en Allemagne, au Centre allemand des maladies neurodégénératives (DZNE, Bonn) de 2022 à 2025, consacré à l’étude des premiers signes cliniques de la maladie d’Alzheimer. En s’appuyant sur plusieurs cohortes internationales totalisant plus de 7 000 personnes âgées, ses travaux ont montré que le ressenti d’un déclin de la mémoire et l’inquiétude qui l’accompagne, en particulier lorsqu’ils sont combinés, sont plus fréquemment observés chez des personnes présentant des marqueurs biologiques très précoces de la maladie. Elle a également mis en évidence la pertinence du ressenti des proches, y compris à des stades sans troubles cognitifs objectivables. De retour en France au sein de l’unité UA20 Neuropresage, elle poursuit actuellement ses recherches afin de mieux identifier les profils de personnes à risque, en intégrant les symptômes perçus, les facteurs psychosociaux et des approches qualitatives et d’analyse du langage, avec pour objectif de contribuer à des stratégies de détection et de prévention plus précoces de la maladie. Elle est également impliquée dans des collaborations internationales, au sein desquelles elle coordonne des groupes de travail sur cette thématique avec des collaborateurs de nombreux pays.
Suivi et impact

Un accompagnement dans la durée

Les chercheurs soutenus par la Fondation font l’objet d’un suivi scientifique permettant d’évaluer l’avancement des projets et les résultats obtenus.

 

Ce suivi garantit la bonne utilisation des fonds et permet de valoriser les avancées issues des recherches financées.