La maladie d’Alzheimer

Comprendre Alzheimer
pour mieux agir

Derrière chaque diagnostic se cachent une histoire, une famille et un combat

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative complexe, progressive et encore incurable.

Mieux la comprendre, c’est mieux accompagner les personnes malades, soutenir les aidants et faire progresser la recherche.

Qu’est‑ce que la maladie d’Alzheimer ?

Définition, symptômes
et mécanismes

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative, c’est-à-dire une maladie du cerveau qui évolue progressivement. Elle est notamment marquée par deux types d’atteintes :

 

  • des amas de protéines tau anormales à l’intérieur des neurones, qui perturbent leur fonctionnement, appelées dégénérescences neurofibrillaires ;
  • des dépôts de protéines amyloïdes entre les neurones, appelés les plaques amyloïdes.

 

Avec la progression de ces lésions dans le cerveau, la maladie entraîne progressivement une détérioration des fonctions cognitives, en particulier de la mémoire, du langage et des capacités à accomplir les gestes du quotidien.

 

Elle s’accompagne souvent de modifications du comportement, de l’humeur et de la personnalité, impactant profondément la vie des personnes malades et de leurs proches.

Les symptômes les plus fréquents :

1 M

de personnes vivent avec la maladie d’Alzheimer en France

225000

nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année

+ 55 M

de personnes dans le monde vivent avec une démence – dont 60 à 70% avec une maladie d’Alzheimer

2050

Ce chiffre pourrait doubler
d’ici 2050

Bien que la maladie d’Alzheimer apparaisse généralement après 65 ans, les formes dites « précoces » concernent 2 à 4 % des malades et surviennent chez des adultes encore jeunes.

 

Les femmes sont plus durement touchées que les hommes. Elles représentent environ deux tiers des patients. Cette disparité s’explique par une espérance de vie plus longue, mais aussi par des facteurs biologiques et hormonaux spécifiques actuellement à l’étude.

Quelles sont les causes ?

Une maladie aux mécanismes multiples

Les causes exactes de la maladie d’Alzheimer restent encore partiellement comprises.

 

Les recherches ont toutefois identifié plusieurs mécanismes biologiques majeurs :

 

  • accumulation anormale de protéines amyloïde-β et Tau dans le cerveau,
  • inflammation chronique du tissu cérébral,
  • stress oxydatif,
  • facteurs génétiques et environnementaux.

Facteurs de risque identifiés :

Comment la recherche progresse-t-elle ?

Les grandes pistes scientifiques actuelles

La recherche contre la maladie d’Alzheimer explore plusieurs axes complémentaires :

 

— Hypothèses amyloïde et Tau : développement de traitements visant à réduire les dépôts protéiques ou à ralentir leur propagation.

 

— Immunothérapies ou vaccins thérapeutiques : essais d’anticorps monoclonaux.

 

— Diagnostic précoce : recours à l’imagerie cérébrale, aux biomarqueurs sanguins et aux outils numériques pour détecter la maladie avant l’apparition des symptômes.

 

— Prévention : à travers l’étude de l’impact de l’activité physique, de l’alimentation et du lien social par exemple.

Ces axes de recherche sont directement soutenus par la Fondation Philippe Chatrier.

Vivre avec la maladie

Accompagner les personnes malades et leurs proches

Même en l’absence de traitement curatif, une prise en charge adaptée permet d’améliorer significativement la qualité de vie :

La Fondation encourage la diffusion d’informations fiables et d’outils pratiques pour aider les familles à faire face à la maladie.

Questions fréquentes

FAQ
Vos questions essentielles

Des oublis répétés, une confusion inhabituelle, des difficultés à s’exprimer, à lire ou parfois « à bien voir », des changements de comportement.

Le diagnostic est établi par des neurologues, des gériatres ou au sein d’un centre de la mémoire. Il repose sur une approche multidisciplinaire combinant plusieurs étapes clés :

  1. Évaluation clinique et neuropsychologique : Elle s’appuie sur des entretiens approfondis et des tests cognitifs (mémoire, langage, attention). Des questionnaires destinés à l’accompagnant sont également essentiels pour évaluer le retentissement des troubles sur la vie quotidienne.
  2. Imagerie cérébrale : L’IRM est systématique pour observer une éventuelle atrophie (notamment au niveau des hippocampes) et exclure d’autres causes (vasculaires, tumeurs).
  3. Biologie et biomarqueurs : Des analyses permettent de détecter les protéines caractéristiques de la maladie (Tau et Amyloïde). Celles-ci sont recherchées soit par une ponction lombaire (liquide céphalorachidien), soit de plus en plus via des tests sanguins innovants.
  4. Examens complémentaires : Un bilan sanguin standard écarte les causes réversibles (carences, thyroïde), tandis qu’un TEP Scan (imagerie fonctionnelle) peut être réalisé en cas de doute diagnostique persistant.

 

L’essentiel : Un diagnostic précoce et précis est la clé pour une prise en charge adaptée, particulièrement pour les patients jeunes dont les enjeux professionnels et familiaux sont spécifiques.

Il n’existe pas encore de traitement curatif, mais certains médicaments ralentissent l’évolution et améliorent les symptômes.

Associations spécialisées, plateformes de répit, dispositifs d’accompagnement et formations dédiées.
La Fondation encourage la diffusion d’informations fiables et d’outils pratiques pour aider les familles à faire face à la maladie.

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